Un tournevis se juge à trois choses : la nuance d'acier de sa lame, la tenue de
son empreinte, et la façon dont le manche transmet le couple sans blesser la paume.
Le reste — le nombre de pièces annoncé sur la boîte, la couleur, la mallette — ne dit
rien de la durée de vie de l'outil.
L'acier avant le compte de pièces
Un coffret de 120 pièces en acier tendre s'arrondit à la troisième vis grippée. Un
jeu de six tournevis en S2 ou en chrome-vanadium tient des années. Cherchez la
nuance dans la description : quand elle n'y est pas, c'est rarement bon signe.
L'empreinte doit être nette
Une pointe Phillips mal fraisée ripe et mange la tête de vis. Sur les photos de
détail, la pointe doit présenter des arêtes vives, pas des angles adoucis.
Le magnétisme est un confort, pas un critère
Une lame aimantée aide en aveugle, mais elle attire aussi la limaille. Ce n'est
jamais ce qui distingue un bon outil d'un mauvais.