Service — mesure et compensation
Une génération d'image, une réponse de chatbot : chacune consomme de l'énergie, quelque part dans un centre de calcul. On peut le mesurer précisément — des chercheurs l'ont fait. Cette page calcule votre empreinte réelle à partir de leurs chiffres publiés, pas d'une estimation inventée. Pour les entreprises, on va plus loin : audit sur mesure et devis. Pour tout le monde, la méthode reste visible et vérifiable.
Ce que disent les études
Une équipe de Hugging Face et de Carnegie Mellon a mesuré, en conditions réelles, la consommation de 88 modèles sur 10 types de tâches. Le résultat tient en une phrase : générer une image coûte environ 70 fois plus d'énergie que générer un texte court — et le lieu où tourne le calcul change tout, parce que l'électricité ne pèse pas le même carbone partout.
Énergie moyenne d'une image générée par IA, tous modèles confondus dans l'étude. Le modèle le moins efficace testé grimpe à 11,49 Wh — près de la moitié d'une charge de smartphone.
Luccioni, Jernite & Strubell — FAccT 2024Énergie moyenne d'une réponse de texte courte, tous modèles confondus. Un grand modèle comme BLOOM (176 milliards de paramètres) grimpe à environ 4 Wh par requête — cent fois plus que la moyenne.
Luccioni, Jernite & Strubell — FAccT 2024CO2 par kWh sur le réseau électrique français en 2024 — le niveau le plus bas jamais enregistré, grâce au nucléaire. En cycle de vie complet (construction des centrales comprise) : 30,2 g/kWh.
RTE — Bilan électrique 2024CO2 par kWh en moyenne mondiale — vingt fois plus que le réseau français. La plupart des grands services d'IA tournent sur des clouds américains ou internationaux, pas sur le réseau français.
AIE — Emissions Factors 2024Ce que ça change concrètement. Mille images générées sur une infrastructure branchée au réseau français : environ 63 g de CO2 — le poids d'une pomme. Les mêmes mille images sur la moyenne mondiale : environ 1,3 kg — trente fois plus, pour un calcul strictement identique. La question « où tourne le modèle » pèse souvent plus lourd que la question « quel modèle ».
Votre usage
Réglez les curseurs sur un mois d'usage réaliste. Le calcul applique directement les moyennes ci-dessus — aucun chiffre caché, aucun coefficient maison.
Ce calcul est volontairement conservateur. Il utilise les moyennes de l'étude Luccioni et al., qui ne couvre ni la génération vidéo (nettement plus coûteuse, mais sans mesure indépendante publiée à ce jour), ni l'entraînement des modèles eux-mêmes — un coût réel, mais payé une fois pour toutes les générations futures, pas par génération. Un audit sur devis affine ces chiffres avec vos usages réels et vos fournisseurs précis.
La proposition
Deux formules, parce qu'une PME qui déploie de l'IA sur des centaines de postes n'a pas les mêmes besoins qu'une personne curieuse de son propre usage.
Où en est la compensation
Beaucoup de services affichent « votre paiement plante un arbre » sans qu'on sache qui plante, où, ni si l'arbre survit. On ne fera pas ça.
Aucun contrat n'est signé — mais un candidat sérieux est identifié. EcoTree gère plus de 600 hectares de forêt française, compte environ 500 entreprises clientes, et ses projets sont certifiés Label Bas-Carbone — le seul cadre officiel reconnu par l'État pour ce type de démarche en France. Détail qui compte : EcoTree refuse elle-même le mot « compensation », lui préférant « contribution », précisément parce qu'un trajet ou une génération IA ne devient pas neutre en carbone du simple fait d'avoir payé. C'est la même honnêteté qu'on veut ici.
Rien n'est arrêté : ce candidat sera comparé à d'autres avant tout engagement, sur les mêmes critères — label reconnu, projets traçables, suivi de survie des arbres sur plusieurs années, pas une photo de plantation. Si vous connaissez un partenaire plus adapté, on veut en discuter avant de choisir.
Absorption moyenne couramment citée pour un arbre, tous âges et espèces confondus. Un jeune arbre absorbe beaucoup moins ; un arbre mature à croissance rapide peut dépasser 48 kg/an. La fourchette réelle est large — s'en tenir à une moyenne unique serait déjà une approximation.
Empreinte carbone de la plantation elle-même (production du plant, transport, mise en terre), selon les pratiques. Planter un arbre n'est pas neutre en soi — c'est le premier chiffre à soustraire, pas à ignorer.
ADEMEPrix public par arbre chez EcoTree — vous devenez copropriétaire de l'arbre, dont la forêt est gérée 20 à 100 ans. Un modèle de propriété à long terme, différent d'un crédit carbone classique.
EcoTree — marché aux arbresPrix par tonne de CO2 sur le marché volontaire des crédits carbone (via des courtiers comme ClimateSeed ou EcoAct) — l'unité directement comparable au calculateur ci-dessus, si vous préférez ce modèle à l'achat d'arbres.
Marché volontaire du carboneDeux façons de chiffrer, pas une. Pour — de CO2 par an (votre estimation ci-dessus), la compensation par crédit carbone coûterait environ — par an au prix du marché volontaire. Par le modèle EcoTree — propriété d'arbres sur le long terme plutôt qu'achat de crédits — l'ordre de grandeur est différent car l'horizon l'est aussi : un arbre acheté aujourd'hui absorbe pendant des décennies, pas seulement l'année en cours. Un audit sur devis choisit le modèle adapté à votre budget, pas l'inverse.