Trente-cinq flûtes de sept régions, et seize instruments voisins qu’on prend souvent pour des flûtes sans en être. Chacun photographié — photographie de musée, d’archive ou de terrain, sous licence libre et créditée — et accompagné d’une notice sourcée. Le filtre range tout par matière.
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Les doubles existent, et elles sont partout. La dvojnice des Balkans, la flûte double aztèque en céramique, le bīn du Sindh à double conduit, la flûte amérindienne à bourdon : deux tuyaux, un souffle. L'un tient la mélodie, l'autre un bourdon continu — ou les deux se battent d'un quart de ton pour produire ce battement qui fait vibrer le son.
Les triples, en revanche, nous manquent. Nous n'avons trouvé aucune photographie sous licence libre d'une véritable flûte à trois tuyaux. Ce que la page montre de plus proche, les launeddas sardes, est un instrument à trois anches simples, pas trois flûtes : il est dans la section des voisins, plus bas. Si vous avez une source libre pour une triple, nous la prenons.
L'os traverse toute la page. Fémur d'ourson à Divje Babe, os de cygne au Geissenklösterle, radius de vautour au Hohle Fels, os d'aile de grue à Jiahu — et, au Tibet, le kangling, taillé dans un fémur humain. L'os creux est le premier tuyau que la nature fournit tout fait.
Ce que nous n'avons pas trouvé. Une quena en os de condor ou de lama, et les flûtes en os des peuples du Maroni en Guyane : aucune image sous licence libre, et aucune source que nous puissions citer sur leur usage funéraire. Nous préférons le dire plutôt que de l'écrire au jugé.